Linda Perez


Plasticienne

Exposition FAUX SEMBLANTS


Après des études d’arts plastiques et graphiques BT de dessinateur maquettiste, Linda Perez se perfectionne dans la scénographie et l’histoire de l’art. A travers une expérience professionnelle internationale dans ce domaine, Elle réalise plusieurs décors pour le théâtre, la télévision et le cinéma.

Sensible par l’envie de partager son savoir, Linda Perez enseigne l’art plastique en Californie et rejoint, en 2011 l’association « les atelier du Bel Air » dans le cadre d’intervention pédagogique auprès des jeunes , création de vidéos et courts métrage.

Depuis 2011, Linda Perez réalise plusieurs expositions, défilé de mode, installations et scénographies dans le milieu des expositions artistiques.

En parallèle de son activité en tant que chef décorateur et scénographe, elle enchaine les expositions personnelles et collectives. Linda Perez vit et travaille à Paris et, depuis 2012 son atelier se situe à Montreuil où elle travaille la sculpture et tous types de médias.


LES MIROIRS

«Objet de la vie quotidienne, le miroir ordinaire utilisé par Linda Perez prend tout son sens d’objet de vérité. Un jeu de mise en abime confond la réalité avec une dimension imaginaire. Au détour de fragments d’images, une histoire se saisit, une image de l’instant mêlée de dessin et de photographie. Le contenu de l’oeuvre autobiographique autant qu’autofictionnel oscille entre transparence et bluffe vis-à-vis du regardeur. Partiellement truffés d’images, les miroirs gravés de Linda Perez se jouent de la frontière qui sépare le visible de l’invisible. Issues d’une profonde méditation sur la perception humaine, ces oeuvres permettent d’accéder à une autre dimension, celle des affects refoulés. Dans l’action de gratter le miroir, l’artiste fait face à un dilemme : creuser plus dans la matière -mener une analyse profonde de soi ou laisser plus de surface réfléchissante- s’arrêter aux apparences.

Le reflet de l’environnement réel en confrontation avec le contenu du miroir suggère la mise en relation entre l’image extérieure perceptible par tous et le moi intérieur. Elles donnent à voir l’impalpable, le contenu mental d’un être humain, en l’occurrence celui de l’artiste, qui naturellement enfoui et abstrait, ne peut être perçu par une sensation physique -mais plutôt intellectualisé de façon intuitive ou suite à un échange verbal.
Le miroir comme support plastique induit une oeuvre d’art non plus reproduction figée mais imitation inversée du sujet dans son instantanéité. Particularité ou faiblesse de ce matériau, le sujet en mouvance reste insaisissable et son image éphémère. Comme pour pallier à ce manque, Linda Perez introduit une seconde dimension au miroir. Sorte de mise en abime de l’être humain, elle y inscrit les épisodes de vie qui résistent à l’oubli toute une vie durant.

Forcer la cohésion entre le caché et le visible, entre l’être et le paraître, le vrai et l’illusoire, l’éphémère et le pérenne, la mémoire du passé et l’existence au présent, finalement la naissance et la mort, le commencent et la fin, dualités qui tiraillent l’être humain dans son désir d’apprivoiser l’un et l’autre.
Womb, qui signifie « utérus », est une métaphore des caves utérines qui renferment les secrets de la formation de l’être humain jusqu’au hasard de la mort.»

Extrait de L’Artiste Classé, « un travailleur du futur ? » (ouvrage en cours de rédaction) de Smaëla Sahaï.


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