Elia Pagliarino


Peintre Plasticienne

Exposition Collective PARANIMAL


«Formation : Arts Plastiques puis Arts Appliqués à Toulouse. Vit et travaille près de Carcassonne.

Saisir le contemporain dans ses continuités et ses mutations

Elia Pagliarino est avant tout chercheuse à la façon d’un ethnologue qui explore les facettes de la représentation humaine et le double-jeu de l’image.
Si ses premières expositions, personnelles ou collectives, décryptaient les croisements des mythologies de toutes les cultures pour raconter l’histoire de l’homme universel, Elia Pagliarino a consacré ces dix dernières années à la recherche d’autres modes de figuration de l’humain, fouillant toujours plus profondément dans les failles, les faux-semblants et les fragilités de nos contemporains.


En parallèle de son travail intitulé « Sosies » où les portraits, empruntés à la peinture classique des XVIème, XVII et XVIIIème siècles, quittent le champ photographique du réel pour bousculer les codes établis de la médiatisation des célébrités.»


Elia Pagliarino, à travers sa série Contes Sauvages, compulse les héros du quotidien et désorganisent les apparences en mélangeant des caractéristiques humaines et animales. Des personnages hybrides, sauvages et assumés qui nous ressemblent tant.


Les Contes Sauvages

Il était une fois... dans nos contes anciens, des personnages hybrides qui inquiétaient les enfants. Ils nous disaient pourtant :
«l’homme est un animal, mais ce n’est pas une bête, si l’homme revêt le masque animal c’est pour mieux être croqué, mon enfant».


En puisant dans l’encre et l’aquarelle des planches d’histoire naturelle du XIXème siècle, les Contes Sauvages compulsent les héros du quotidien et désorganisent les apparences. Il faut faire un pas de côté pour les voir hybrides, transgenres, andro- gynes, hermaphrodites alors qu’ils ne sont qu’humains, rêveurs, prétentieux, aimants, orgueilleux, illuminés, coquins, affamés, frimeurs, bruts ou sensuels. Ils sont multiples, ils sont uniques, ils sont sauvages, ils nous ressemblent.


« L’art n’imite pas le visible, il rend visible », disait Klee. Les Contes Sauvages rusent avec les codes et les préjugés et nous présentent ce miroir magique qui reflète, au gré des situations, nos univers intérieurs.


Et comme nous ne sommes plus des enfants, nous n’avons plus peur des apparences. Alors, dansons maintenant !


Sources mêlées et convoquées à l’envi : Gustave Doré, le Queer, Le Roman de Renard, la rue, John Tenniel (Alice au Pays des Merveilles), Charles Perrault, le Kemono, Jean de La Fontaine, toutes formes de chorégraphies, le cinéma baroque espagnol, la danse buto, l’imagerie circassienne, les uns, les autres, ... 


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